Dispositif Emploi formation

Accompagnement scolaire
Le Dispositif Emploi Formation de l’ARIADA intervient sur l’ensemble des deux régions Basse et Haute-Normandie. C’est un ensemble de prestations spécifiques visant l’insertion professionnelle des personnes déficientes auditives demandeurs d’emploi, stagiaires de la formation professionnelle ou salariés en contrat d’alternance.
Ce dispositif est financé par l’AGEFIPH, en partenariat avec les Cap Emploi, la Politique Régionale de Formation Professionnelle des Personnes Handicapées (PRFPPH) et le Service d’Accompagnement et de Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés (SAMETH).

1 – Les missions du Dispositif

Les objectifs du Dispositif d’Emploi Formation de l’ARIADA sont, après l’analyse et l’évaluation des besoins :

La mise en œuvre des techniques de compensation pour :
– Elaborer le projet professionnel,
– Accompagner en formation et qualification professionnelles,
– Rechercher un emploi (CV, lettre de motivation, relance…).

L’accompagnement dans l’emploi pour :
– Faciliter l’intégration du salarié en entreprise,
– Informer, sensibiliser l’employeur et/ou l’équipe de travail sur la surdité.

Le maintien dans l’emploi :
– Analyser et proposer un aménagement de poste de travail,
– Conseiller l’entreprise.

2 – Les moyens d’action

Pour les personnes sourdes et malentendantes bénéficiaires de la Loi du 11 février 2005 :

– Accueil
– Identification des besoins et des techniques de compensation
– Aide humaine à la communication

• Interprète LSF/Français (interpréter en simultané en Langue des Signes Française
les cours, les questions des stagiaires, les échanges ou débats…)

• Interface de Communication (faciliter la compréhension, informer, traduire en LSF,
prendre des notes, faciliter le décodage de l’écrit, enrichir le vocabulaire, reformuler…)

• Codeur LPC (codage simultané en Langage Parlé Complété de l’ensemble
des échanges en cours, en situation professionnelle…)

Auprès des partenaires, des centres de formation et des entreprises (éligibles à l’AGEFIPH).

3 – Les modalités d’intervention

Vous êtes une personne sourde ou malentendante :

Si vous êtes demandeur d’emploi ou stagiaire de la formation professionnelle ou en emploi depuis moins de 3 mois, vous prenez contact avec le Cap Emploi de votre département ou la PRPFPPH de votre région.

Si vous êtes en emploi et que, avec votre employeur, vous recherchez une solution pour compenser votre handicap au travail, vous prenez contact avec la délégation AGEFIPH de Normandie.

Si vous êtes en emploi et que le médecin du travail a notifié des difficultés liées à la surdité pouvant menacer votre emploi, vous prenez contact avec le SAMETH de votre département.

Après étude de la demande, une orientation vers l’ARIADA sera prévue pour :
– Préciser votre besoin et proposer les moyens adaptés,
– Mettre en œuvre des solutions personnalisées,
– Apporter un appui et un conseil à votre entreprise actuelle.

Durée des prestations : de 3h à 200h.

Témoignages

«La surdité est un handicap particulier. Les personnes sourdes demandeurs d’emploi que je rencontre n’ont pas accès à toutes les informations. Ils ont souvent des difficultés à comprendre les rouages de la recherche d’emploi et du monde du travail. Même si parfois on communique un peu on n’est jamais sûr qu’ils ont compris d’où la nécessité de l’intervention de l’ARIADA. Les interfaces de communication me permettent de faciliter la compréhension et d’approfondir la communication afin de les accompagner au mieux sur les différentes étapes du parcours d’insertion. »
Dany MONLIEN, conseillère Cap Emploi 61

«Après une prestation d’orientation professionnelle, je me suis formée au métier d’agent de propreté et d’hygiène à l’AFPA. Sans la présence d’une interface de communication, il m’aurait été impossible de me qualifier. Aujourd’hui je suis salariée dans une association, après 3 années sans emploi.»
Valérie, 31 ans, sourde profonde

«C’est la première fois que nous accueillons une personne sourde. Il n’y a aucun problème par rapport au travail, elle a été formée. Cependant nous avons parfois des difficultés pour communiquer, mais elle lit sur les lèvres ou on passe par l’écrit. Je pense que c’est une opportunité pour notre association d’accueillir une personne handicapée, on est ouvert pour ça. Aux niveaux des adhérents, il y a un bon retour, certaines personnes ont cette volonté de communiquer avec elle. On a, de plus, adapté ses heures de travail en fonction des heures de présence des autres salariés pour faciliter le service. »
Philippe HUBERT, directeur du centre d’Art d’Alençon